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Sommaire Général > Projets > Gestion Hydro-Ecologique du Niger Supérieur


Présentation du projet GHENIS

1 INTRODUCTION
2 ACQUIS DU PROJET GHENIS
SIGLES ET ABREVIATIONS

1 INTRODUCTION

Considérant le caractère transfrontalier du fleuve Niger, la nécessité d’une coopération entre le Mali et la Guinée apparaît comme un préalable pour toute gestion hydro-écologique durable du bassin du fleuve dans sa partie supérieure. La volonté des deux pays d’améliorer leurs connaissances sur le fonctionnement du système fluvial en vue de sa protection et de l’exploitation durable des ressources naturelles du bassin supérieur du fleuve, née en juillet 1993, s’est concrétisée grâce à l’assistance financière et technique du Royaume des Pays- Bas qui a alloué une enveloppe de 500 000 florins néerlandais. Le projet pilote de “Création d’un système intégré de suivi hydro-écologique du bassin du Niger supérieur ” qui s’en est suivi, a démarré en novembre 1994 par une première phase ayant pour but de constituer une structure de concertation entre la Guinée et le Mali en matière de surveillance de la qualité des eaux du Niger et formuler le document de la phase 2.

De juin 1995 à octobre 1996, la deuxième phase a été réalisée. Ses deux objectifs majeurs étaient :
-  la promotion d’une coopération bilatérale entre la Guinée et le Mali en vue de mieux connaître et conserver l’hydro-écologie du Niger supérieur ;
-  l’amélioration des connaissances concernant l’hydro-écologie et les sources de pollution dans le bassin versant du Niger supérieur.

Les activités des phases 1 et 2 ont été exécutées par des équipes nationales avec l’aide d’une assistance technique, dans le cadre de la coopération au développement entre les gouvernements des Pays-Bas, du Mali et de la Guinée. Les organismes exécutifs du projet étaient le Ministère du Développement Rural et de l’Environnement (tutelle) et le Ministère de l’Hydraulique et de l’Energie pour le Mali et le Ministère des Ressources Naturelles et de l’Energie (tutelle), le Ministère de l’Agriculture, des Eaux et des Forêts et le Ministère des Travaux Publics et de l’Environnement pour la Guinée. L’assistance technique était assurée par des bureaux d’études néerlandais.

1.1 Objectifs de la phase 3 : Projet GHENIS

Le projet dénommé « Gestion Hydro-Ecologique du Niger Supérieur » (GHENIS), s’inscrit dans ce cadre. Il couvre l’ensemble du bassin du fleuve Niger de la source en Guinée à la hauteur de Macina au Mali soit une superficie totale de 140 000 km2.

Les objectifs du projet, tels que formulés, se traduisent dans les objectifs globaux et spécifiques suivants.

1.1.1 Objectifs globaux
-  Amélioration des connaissances hydro-écologiques sur le bassin supérieur du fleuve Niger.
-  Facilitation de la prise de décision relative aux risques de dégradation des eaux du fleuve Niger et des ressources qui lui sont liées.

Ces deux objectifs globaux contribueront de façon significative à atteindre l’objectif principal du projet, à savoir : Une gestion hydro-écologique durable du bassin versant du Niger supérieur.

1.1.2 Objectifs spécifiques
-  Renforcement de la capacité technique et de concertation des équipes nationales en Guinée et au Mali.
-  Création d’un Centre d’information et de documentation (CID) par pays.
-  Mise en place et exploitation d’un réseau d’alerte et d’un réseau de suivi hydro-écologique du bassin du fleuve Niger supérieur.
-  Formulation des programmes d’action à court, moyen et long terme en vue d’améliorer la gestion hydro-écologique durable et équitable du bassin supérieur du Niger au Mali et en Guinée.
-  Exécution des études relatives à la qualité des eaux et à la valeur économique du fleuve Niger en vue d’améliorer les connaissances hydro-écologiques dans chacun des deux pays.

2 ACQUIS DU PROJET GHENIS

Les activités du projet ont démarré en janvier 1999. Elles ont été exécutées par des équipes nationales de Guinée et du Mali élargies, toujours avec l’aide d’une assistance technique néerlandaise. Au niveau national, le projet est exécuté par une équipe pluridisciplinaire dont les membres proviennent de plusieurs départements ministériels. Au Mali, les départements suivants sont représentés :
-  Le Département chargé de l’Eau à travers la Direction Nationale de l’Hydraulique
-  Le Département chargé du Développement Rural à travers la Direction Nationale de l’Aménagement et de l’Equipement Rural
-  Le Département chargé de l’Environnement à travers la Direction Nationale de la Conservation de la Nature. Les principaux acquis du projet sont :

2.1 Renforcement des capacités

2.1.1 Renforcement des capacités des cadres techniques

La grande majorité des cadres techniques du projet et plusieurs techniciens des directions de tutelle ont bénéficié de nombreuses formations à l’étranger, dans le pays et sur le tas. Ceci a permis une réelle croissance des capacités techniques des différents cadres.

2.1.2 Renforcement du cadre de concertation .

-  2.1.2.1 Concertation entre les pays

  • les réunions de concertation des équipes ;
  • les concertations entre experts pendant des formations, des missions conjointes ou des séances de travail communes avec les consultants de l’assistance technique ;
  • la concertation par Internet.

-  2.1.2.2. Concertation avec les utilisateurs

Une rencontre de tous les acteurs a été organisée dans chaque pays. Des comités de bassins, organes où les utilisateurs des ressources du fleuve peuvent se rencontrer et où ils peuvent participer activement à la gestion de ces ressources ont été créés. Suite à ces actions, les utilisateurs des ressources du fleuve ont pris conscience des risques de leurs actions pour l’environnement. Le projet a constaté une volonté de coopération entre les utilisateurs en vue de la sauvegarde du fleuve et de son environnement.

-  2.1.2.3 Collaboration avec d’autres partenaires

Afin de garantir la pérennité des acquis, le projet a activement cherché à coopérer avec d’autres partenaires techniques (IRD , le projet pilote AOC/HYCOS, le Centre AGRHYMET, l’Autorité du Bassin du Niger, les Directions Nationales de la Météorologie de Guinée et du Mali).

2.2 Réseau d’alerte et de suivi

Le réseau d’alerte comporte seize (16) stations automatiques de collecte des données hydrométéorologiques et environnementales dont huit (8) par pays. Rappelons que les paramètres à mesurer choisis par le projet sont : la Conductivité, la Température, l’Oxygène dissout, la Turbidité, le Niveau de l’eau et la Pluviométrie..

Les différentes données sont transmises par le satellite METEOSAT vers une station de réception en Allemagne et sont disponibles sur Internet.

Le réseau de suivi a été défini, comme les paramètres à suivre et le protocole de prélèvement. Le matériel de terrain a été acquis et un bon nombre de campagnes de prélèvement ont été exécutées.

SIGLES ET ABREVIATIONS

AT Assistance Technique
ABN Autorité du Bassin du Niger
AOC Afrique Occidentale et Centrale
ARPB Ambassade du Royaume des Pays-Bas
CID Centre d’Information et de Documentation
CILSS Centre International de la Lutte contre la Sécheresse au Sahel
GIRE Gestion Intégrée des Ressources en Eau
GIRENS Gestion Intégrée des Ressources en Eau du Niger Supérieur
DHI Institut Danois d’Hydrologie
DNH Direction Nationale de l’Hydraulique
GHENIS Gestion hydro-écologique du Niger supérieur
HYCOS Système d’Observation du Cycle Hydrologique
IEC Information, éducation et communication
IRD Institut de Recherche pour le Développement
OHRAOC Observatoire Hydrologique Régional de l’Afrique de l’Ouest et Centrale
OMM Organisation Météorologique Mondiale
OMS Organisation Mondiale de la Santé
ONG Organisation non gouvernementale
SERNES Service d’Experts pour les Ressources Naturelles et de l’Environnement au Sahel
SIG Système d’Informations Géographiques
SPSS Logiciel de traitement statistique des données
AGRHYMET Centre Régional de Formation en Agrométéorologie et en hydrologie

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